La douleur
- Line

- 17 mars 2021
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 22 nov. 2024

Pratiquer une activité physique c’est se confronter à la douleur. Apprivoiser les résistances, faire face aux limitations, accepter des sensations inconnus.
Différencier le signal corporelle envoyé pour attirer l’attention, appelé douleur, de la réelle souffrance.
Ecouter les messages diffusés, apprendre à traduire les ressentis, comprendre ce que nous transmet le langage corporelle.
Plonger dans un travail profond, surfer avec les barrières émotionnelles, faire face aux différentes failles qui apparaissent au fur et à mesure de la levée des voiles.
Parfois éprouvant, souvent galvanisant mais toujours pour approfondir sa compréhension de soi.
Dans chaque voyage l’on se perd, on s’avance proche du précipice, avec sensibilité et intelligence pour rester au point d’équilibre et observer la vue sans sombrer.
C’est la différence entre l’information, le chant du corps et l’addiction à la performance. C’est établir des arpèges, des notes, des volutes, des petites clés de sensations et accorder son instrument.
C’est une information douce qu’il faut s’approprier et amadouer, mais ne par craindre et repousser.
L’esprit l’exagère par habitude mais le corps sonne juste, et si le mentale est ramené aux réelles proportions, la douleur écoutée est un très bon allié, un garde fou assuré. Puis il y a la blessure.
Celle qui apparait à cause de l’extérieur ou celle qui renait venant de l’intérieur.
C’est un plus grand challenge, une contrainte présente, un sentiment d’entrave à la pratique constante.
Mais elle est un grand maître.
Elle confronte à la frustration, la colère, la plaie encore béante.
Puis elle guide vers l’écoute, les chemins transversaux, la douceur, la patience, l’humilité, le juste rythme, l’honnêteté.
C’est un miroir imparable de notre gestion de la vie.
Et dans la convalescence on choisi de changer, réorienter notre approche du futur.
C’est une belle occasion de se tourner vers soi, d’entamer un dialogue peut-être mis de côté.
Ecoute sa blessure, écouter son corps, c’est comprendre en interne ce qu’il faudra changer.
Line



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